Le jour où j’ai décidé de me lancer dans l’ultracyclisme

On y est, 1er article de blog ! Par quoi commencer ? Sûrement par comment moi, Géraldine, dit Gerger (à prononcer Gère-Gère), en arrive à rédiger cet article sans trop savoir comment commencer.

Jusqu’à il y a un an environ, la plus grande partie de mon temps libre se répartissait entre :

  • pas mal de sport depuis environ 7 ans (triathlon, trail / course à pied, et parfois d’autres sports qui me traversent l’esprit) ;
  • des voyages à vélo depuis 11 ans ;
  • pas mal de temps à gambader en nature et surtout en forêt (y dormir, y manger, bref souvent juste le plaisir de me débrouiller et de passer du temps dehors).

Vous allez beaucoup le remarquer : j’ai souvent la bougeotte. Mais j’aurai l’occasion de parler de mon parcours plus en détail dans de futurs articles.

Mais, tout bascula un sombre soir de novembre de l’an 2020 (belle année mémorable) : le lundi 9 novembre 2020 plus exactement.

Contexte

Pour les gens qui auraient oublié cette belle année 2020 (ou si jamais cet article est lu après une grande perte de mémoire collective), il y a eu un petit virus qui a décidé de bloquer toute la planète. En France, on a eu le 1er confinement au printemps. Comme beaucoup j’ai traversé cette période avec plus ou moins de facilités et/ou difficultés, en découvrant une nouvelle manière de vivre et en faisant une pause forcée sur ma bougeotte.

L’été qui a suivi, m’a permis de faire un beau voyage à vélo de 15 jours en France et de reprendre le triathlon. Finalement la vie (presque) normale reprenait. Puis…le deuxième confinement fin octobre. Gros coup au moral pour moi. Alors j’ai commencé à me dire qu’il fallait que je me trouve un gros projet à faire pour l’été suivant, histoire de garder un cap et de pas sombrer dans une grosse déprime.

Là, j’ai commencé à réfléchir à ce que je voulais faire. En fait, depuis plusieurs années, je rêve de découvrir le soleil de minuit au mois de juin dans les pays nordiques. J’étais trop curieuse de savoir ce que ça faisait d’avoir le soleil qui ne se couche jamais. Alors, je me suis dit : « Et pourquoi pas faire un voyage à vélo dans les pays nordiques ? ».

Arrive ce fameux soir du 9 novembre 2020… Je décide ce soir là de prendre des renseignements sur ce voyage à vélo. Il faut savoir que m’y prendre autant à l’avance sort de mes habitudes, moi qui fais tout à la dernière minute. Alors, je regarde si des itinéraires vélo existent, en particulier en Suède (pays où j’étais allée en mars 2020, juste avant le début de l’épidémie, pour une course de ski de fond, encore une sombre affaire, mais un gros coup de cœur pour ce pays)…je ne trouve pas. Puis de toute façon, il n’y a pas mille routes où aller en Suède surtout vers le Nord du pays, en fait y en a qu’une…et je vois que c’est une route Européenne (l’E10). Alors, je me demande si beaucoup de cyclistes passent par là. Premier outil auquel je pense pour vérifier ça : regarder les segments Strava (mon côté sportif).

Je regarde donc les segments et je vois qu’il y en a pas mal le long de cette route E10. En plus, ça a l’air fréquenté. Je parcours les activités des gens qui sont dans les classements des segments pour voir leurs itinéraires pour trouver de l’inspiration pour des trajets sympas. Et là je vois un mot qui revient souvent : Sverigetempot.

Sverigetempot ? Qu’est-ce donc ?

La soirée du 9 novembre continue… Je cherche sur Internet ce qu’est la Sverigetempot. Et là, je tombe sur un site mystérieux : la Length of Sverigetempot (https://sverigetempot.wordpress.com/length-of-sweden-sverigetempot_en/). Je découvre donc un course à vélo qui traverse la Suède du nord au point le plus au sud de la Suède en un temps donné, soit 2100 km en 210 h maximum (8 jours et 18h). Il faut savoir qu’à cette époque, je connaissais très peu l’ultracyclisme (les épreuves cyclistes sur de très longues distances de quelques centaines à des milliers de kilomètres, en autonomie ou non) et j’avais encore moins ça dans mes projets. Je vois donc que c’est une épreuve où tu as le tracé GPS, des villes à valider, qu’on est en autonomie complète, que le parcours me convient bien… ça débute le 1er juillet, donc je valide le soleil de minuit. Tout de suite ça me parle vraiment beaucoup mais je me laisse le temps de réfléchir.

Puis, je me rends compte que les inscriptions ont commencé le 1er novembre, qu’il y a 150 places, et qu’au 9 novembre, il n’y a plus que 2 places ! Et là c’est l’emballement dans mon cerveau. Je me dis que c’est un super projet pour me motiver à bouger pendant le confinement, qu’au moins j’aurai un encadrement quand je serai là-bas, que finalement ça mêle tout ce que j’aime (le voyage à vélo, le sport, la débrouille en extérieur), que j’ai 8 mois pour me préparer d’ici là et que ça me paraît suffisant, que je sais que l’endurance est un de mes points forts, que le covid sera fini rapidement d’ici-là (HAHA !), que c’est assez fou pour que je me lance dans un truc dingue de ce genre. Mais surtout, je ne sais pas pourquoi mais ça m’inspirait vraiment, j’ai eu un gros coup de cœur en voyant l’existence de cette épreuve et je m’y voyais déjà. J’avais en tête l’idée de moi qui roule à l’infini avec le jour qui ne s’arrête pas alors qu’on était en plein confinement/couvre-feu. C’est marrant parce que cette idée ne m’a jamais vraiment quittée les mois suivants.

Sans plus de réflexion (bon, juste le temps de vérifier que c’est une course qui existe vraiment et le temps d’un repas), je remplis le formulaire d’inscription, je fais un virement vers la Suède et me voilà inscrite ! Donc en 2 heures, je passe de « tiens, je vais commencer à réfléchir à un itinéraire vélo potentiel pour cet été » à « inscrite à une épreuve d’ultracyclisme » alors que j’ai jamais fait ce genre d’épreuve sur plusieurs jours. Et là, je commence à réaliser … « 2100 km, non mais t’es pas sérieuse, je crois que tu as disjoncté ma pauvre, c’est 2 fois la France ! Au boulot ! ».

Voilà donc le jour où j’ai décidé de me lancer dans l’ultracyclisme !

Spoiler : oui, j’ai fait l’épreuve. Et c’est pourquoi, presque un an après ce fameux 9 novembre 2020, je me retrouve à écrire cet article. ça a été une année riche en émotions et en apprentissage en tout genre. Jusque là, je n’avais jamais partagé de ce que je faisais. Mais, je pense que l’année qui s’est écoulée vaut vraiment le coup d’être partagée et les premiers articles de ce blog raconteront chronologiquement la préparation de cette épreuve, l’épreuve en elle-même et l’après. Alors j’espère que cette introduction vous a plu et je vous retrouve pour la suite dans un prochain article !

Gerger

5 réflexions sur “Le jour où j’ai décidé de me lancer dans l’ultracyclisme

  1. Pingback: La préparation de la préparation à la Sverigetempot | Les Aventures de Gerger

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